Edouard de Mareschal

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Archive for mars, 2010

tête à Tête

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Fatima, été 2009

Written by Edouard de Mareschal

mars 29th, 2010 at 4:28

Dernier jour de stage, premier fait divers

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Dernier jour de stage. Cet après-midi, je compte rédiger un article sur la rénovation de stations d’épuration gérées par le Grand Lyon. Passionnant. Mais dix minute plus tard, changement de programme : on laisse tomber les stations d’épuration, un incendie s’est déclaré dans la zone commerciale de Craponne. Je me rends sur place, appareil photo en bandoulière: mon premier fait divers!

J’arrive vraiment juste, on a été prévenus assez tard. Le feu est sur la fin. Les grandes flammes, ce sera pour une autre fois. On me met au courant : Ils ont été confrontés à un feu très violent, avec beaucoup d’émanations toxiques. Heureusement, il s’est déclaré entre midi et deux, donc pas de victimes. Mais il aura fallu pas moins de trois heures aux 70 pompiers pour en venir à bout. S’ils ont réussi à circonscrire le feu dans les locaux de Chauss’Expo, les 400 mètres carrés du magasin sont totalement détruits.

Sur le retour, pleins de belles images et de témoignages. J’aurai le droit à la grande ouverture de deux éditions et une page sur l’évènement. Plutôt sympa comme sortie de stage ! Seul ennui : je n’ai pas pu échapper à mon papier sur les stations d’épuration, que je devrai envoyer à l’agence de chez moi…

L’article paru dans le Progrès

Written by Edouard de Mareschal

mars 26th, 2010 at 8:05

Travaux pratiques

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"En adoptant délibérément un style visuel, un photographe peut faire référence à un contexte et donner un sens à la lecture de l'image."

Leçon de photographie, La nature de la photographie, Stephen Shore. p. 34, Lit, ferme de métayer, comté de Hale, Alabama. Walker Evans, 1935

Written by Edouard de Mareschal

mars 21st, 2010 at 4:14

Le conseil municipal, sacerdoce pour les élus… et les journalistes

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Passage obligé du stage en pqr, le compte-rendu de conseil municipal. En ce moment, les communes votent leur budget. Place aux comptes d’apothicaires et aux querelles de clocher, pensais-je. Il y a un peu de ça, effectivement.

Quoi qu’il en soit, on découvre que la fonction de maire ou de conseiller municipal relève quasiment du sacerdoce. Le conseil municipal doit être la chose la plus em…nuyeuse que la République n’ait jamais inventé. Ça peut durer des heures et la majorité de ce qui se dit rentre par une oreille pour sortir de l’autre. Et je ne parle pas que de moi.

Ils sont fliqués par l’Administration, en permanence. Avantage: La commune est tenue à une transparence totale dans la gestion de l’argent public. Mais l’inconvénient, c’est la lourdeur administrative qui en découle. Pour remplacer une gomme, prenez la troisième pile de formulaires en partant de la droite.

Mais au final, l’adoption par une commune de son budget primitif se révèle très instructive. On connaît son bilan, sa santé financière, ses projets… Une mine d’information pour nourir les pages locales des jours qui suivent.

Budjet primitif 2010 d’Ecully

Mon article sur l’adoption du budget primitif de Neuville-sur-Saône

Written by Edouard de Mareschal

mars 18th, 2010 at 11:33

Chronique d’une descente ordinaire

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Inutile. Voila le mot qui me vient à l’esprit après avoir assisté à cette intervention. Dans l’après-midi, la brigade de gendarmerie de Neuville-sur-Saône nous annonce une « visite » des caves du quartier de l’Echo, à la recherche de stupéfiants. Venant de la part de gendarmes, c’est une proposition assez rare pour être acceptée, « sans condition »!

On les rejoint directement sur place, à 23 heures. Lorsqu’on arrive (la rédactrice et moi), les gendarmes finissent de se rassembler. Le parking de l’Echo est désert. Il fait un froid de chien. Deux voitures tentent de sortir en rasant les murs. La brigade les arrête et les passe au peigne fin.

Et c’est parti. Un groupe entre dans le premier immeuble. L’ambiance est particulièrement détendue. Malgré quelques balayages des façades à la lampe de poche avant de passer sous un hall… A aucun moment je les ai sentis convaincus qu’ils trouveraient quoi que ce soit. Ils se dirigent vers les cages d’escalier. Au rez-de-chaussée, une porte en bois dont la serrure a sauté donne sur une fosse d’évacuation. Deux hommes du groupement d’intervention descendent au fond. Mais en ressortent bredouille. Les visites des blocs se suivent et se ressemblent. Les cages d’escalier sont sales, jonchées de mégots et autres détritus. Avec un chien, la fouille aurait été plus efficace. Le problème, c’est que le maître-chien n’a pas trouvé sa route. Et arrive à 23h40, alors que l’autorisation signée par le procureur court jusqu’à minuit. Il ne participera pas à l’intervention.

Pendant ce temps là, dans un quartier voisin, d’autres gendarmes auront surpris un paumé qui fumait son joint. Il leur a donné ce qu’il avait. Même pas assez pour le placer en garde à vue.

Autant je trouve normal qu’ils mènent une lutte sans merci contre toute forme de trafic, autant je ne comprends pas l’intérêt de ces opérations « coup de poing ». Le chef de peloton a beau nous expliquer que c’est pour montrer qu’ils sont présent, gêner le trafic ordinaire, je reste convaincu que déployer autant de forces pour un si faible résultat ne peut que les décrédibiliser… et conforter les trafiquants dans leur sentiment d’impunité.

Written by Edouard de Mareschal

mars 15th, 2010 at 9:43

Règlement publicitaire et imbroglio administratif

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Chaque ville a sa zone commerciale, glauque à souhait, pleine de panneaux publicitaires. Limonest et Dardilly, deux communes de l’ouest lyonnais, ont décidé de faire un peu le ménage dans leur zone d’activité en adoptant un règlement très restrictif sur le sujet.

Mais les publicitaires ne se laissent pas faire. La première tentative de règlement se solde par une annulation devant le tribunal administratif de Lyon, pour une histoire de procédure. Les publicitaires contestent la règle d’interdistance, un sombre dispositif technique que le texte rendait applicable.

Pourtant, la règle d’interdistance (distance minimum imposée entre deux panneaux publicitaires) est très couramment appliquée par les communes de France. Et c’est bien cela que les publicitaires contestent ! Pour être fixés sur sa légalité ils attaquent le réglement de Dardilly et Limonest… qui restent déterminés à l’adopter, quitte à retourner devant le tribunal administratif, me laisse-t-on entendre. Victimes collatérales d’un flou juridique qui règne au niveau national…

Bref, personne n’a sûrement rien compris (je suis épuisé…), mais je précise que j’ai adoré faire ce sujet ; sûrement à cause des séquelles de ma vie antérieure sur les bancs de la fac de droit !

L’article paru dans Le Progrès

Written by Edouard de Mareschal

mars 10th, 2010 at 10:26

Monts d’Or: « Il n’y a pas un seul agriculteur qui ne rêve que son terrain devienne constructible »

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L’urbanisation y progresse un peu plus chaque année, à mesure que les terrains agricoles deviennent constructibles.

Lyon et son agglomération sont en pleine expansion. Mais cet étalement urbain n’est pas du goût de tout le monde. Surtout dans le massif des Monts d’Or, autrefois agricole, aujourd’hui largement urbanisé.

« Il n’y a pas un seul agriculteur qui ne rêve que son terrain devienne constructible », m’explique un membre du Syndicat Mixte des Monts d’Or. Après un coup de fil passé à une agence immobilière, on comprend mieux pourquoi : une terre agricole qui devient constructible passe de 0,46 euro le m2 à plus de 300 euros le mètre carré ! Bref, elle rapporte plus de blé vendue plutôt que cultivée… (désolé pour le mauvais jeu de mot)

Ainsi, les exploitations agricoles périclitent tandis que les promoteurs prospèrent. Faut-il s’en émouvoir où l’accepter comme conséquence logique de la prospérité d’une ville en plein développement? En tout cas, certains se battent encore pour le maintien de l’agriculture dans la région. Cause perdue ?

Pression foncière, les Monts d Or n ont pas dit leur dernier mot

Written by Edouard de Mareschal

mars 9th, 2010 at 4:02

Grève à la carte le samedi pour des postiers de Tassin… depuis 5 ans

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C’est par un riverain excédé que l’histoire nous arrive aux oreilles. Dans son mail, l’affreux dénonciateur affirme qu’il ne reçoit ni son journal, ni son courrier depuis deux samedis. Bon, son courrier, passe encore, mais son journal! Notre conscience professionnelle (et notre envie de ne pas perdre un lecteur) nous pousse à prendre l’affaire en main. Eh oui, la pqr, c’est un peu du Julien Courbet quelques fois.

Selon notre lecteur en colère, le centre de tri postal de Tassin-la-Demi-Lune lui a dit sans sourciller: « si, parfois, vous ne recevez pas votre courrier le samedi matin, c’est qu’il arrive au postier sur votre tournée de faire valoir un préavis de grève déposé depuis… 5 ans. » Hum…

Après quelques coups de fils et un passage sur place, la Poste me confirme l’info.  Et ça donne ça.

Written by Edouard de Mareschal

mars 7th, 2010 at 9:36

Procrastination

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C’est fou comme ces immeubles m’inspirent ! Je les vois de ma fenêtre, toujours à contre-jour. Et pendant que je cherche mes accroches, je les ai souvent sous les yeux.

Aujourd’hui, je les imagine en train de brûler. Mais c’est pas ça qui écrira mon article… au boulot!

Written by Edouard de Mareschal

mars 6th, 2010 at 5:13

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Le jour où j’ai dû manger bio ET végétarien…

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cure de désintoxication

1er mars, jour de mon anniversaire, je partais à l’inauguration de la ferme-auberge des Jardins de Cocagne. Association au but louable, elle embauche des chômeurs longue durée pour les réinsérer dans le monde du travail. Ils tiennent un jardin maraîcher bio (évidemment), et ont décidé d’ouvrir un restaurant afin de rentabiliser leur première activité.

Manger au restaurant, en note de frais qui plus est, ne me pose aucun problème. Mais je devais m’y attendre: en un repas, ils m’ont fait manger plus de légumes qu’en deux mois de régime alimentaire étudiant, aller-retour chez papa/maman inclut.

Au passage, j’aurai eu le plaisir de tomber sur Jean-Jack Queyranne, président de la région Rhône-Alpes. Candidat à sa propre succession, il se découvre une passion immodérée pour l’écologie. D’autant que ses principaux concurrents sont les verts. Ça motive.

Je quitte les jardins de Cocagne avec une seule idée en tête: me tailler une bonne bavette bien saignante dès que possible. La cuisine végétarienne, c’est sympa, mais ça creuse.

Mon article publié le lendemain dans le Progrès.

Written by Edouard de Mareschal

mars 4th, 2010 at 8:34